À la cour d’appel de Paris, procès en appel de 18 activistes d’Extinction Rebellion poursuivi·e·s pour avoir participé le 1er avril 2021 à une action de désobéissance civile non-violente devant la Banque de France.

Les militantes et militants sont convoqué.e.s sur deux procès :
premier procès le mardi 5 décembre 2023 pour 2 rebelles,
deuxième procès le vendredi 12 janvier 2024, pour 16 rebelles.

Alors qu’un rapport de l’ONG “banking on climate chaos” dénonce les sommes faramineuses, 673 milliards de dollars, versées par les soixante premières banques mondiales aux producteurs de charbon, de pétrole et de gaz en 2022, alors que BNP Paribas est assignée en justice par 3 ONG pour son financement des énergies fossiles, alors que l’État français est condamnée pour inaction climatique par le conseil d’état, ce sont encore et toujours des activistes qui sont criminalisé·e·s pour avoir tenté de défendre l’intérêt général en alertant l’opinion publique sur les investissements massifs et opaques de l’Eurosystème (la Banque Centrale Européenne et les banques nationales) dans des projets d’énergies fossiles.

Ce qu’on reproche aux activistes ? Un « rassemblement interdit dans un contexte de crise sanitaire » alors que les inondations dévastatrices, les incendies monstres et la violence inouïe des tempêtes rappellent que l’urgence climatique est là à cause de notre addiction aux énergies fossiles. L’urgence climatique est là et on ne pouvait attendre la fin de la crise sanitaire !

L’action Extinction Rebellion était soutenue notamment par Pierre Larrouturou, député européen, et Marie Toussaint, juriste à l’origine de l’affaire du siècle.

Cette action alertait face à un système financier opaque et écocidaire et coïncidait avec l’annonce de l’Association Internationale de l’Énergie (AIE) que l’atteinte de la neutralité carbone en 2050 et la limitation du réchauffement à 1.5°C d’ici la fin du siècle impose immédiatement la fin de tous les nouveaux projets d’exploration d’énergies fossiles.


Nous sommes en procès pour avoir alerté le public. Alors que l’ONU vient d’alerter sur le fait que le monde est sur une trajectoire catastrophique de réchauffement de 2.5°C à 2.9°C, il est plus que jamais nécessaire de soutenir les lanceureuses d’alerte. Nous vous donnons donc rendez-vous à la cour d’appel de Paris les 5 décembre 2023 à 9h et le 12 janvier 2024 à 9h pour soutenir les rebelles et agir contre la criminalisation des activistes.

Au même moment aura lieu à Nanterre le procès de 4 activistes ayant alerté sur l’abattage de 66 arbres centenaires en taguant une barrière de chantier.

Extinction Rebellion est solidaire des militant·e·s mis en examen et condamne des mesures complètement disproportionnées qui ont pour but d’intimider les lanceur·euses d’alerte.


Lien vers l’action POISON D’AVRIL - BANQUE DE FRANCE, le 1er avril 2021.