Les données scientifiques sont claires : nous faisons face à une urgence mondiale sans précédent. Il s’agit d’une question de vie ou de mort pour l’ensemble des êtres vivants, humains (responsables) et non-humains (embarqués avec nous dans cette catastrophe sans en être responsables).

Nous devons agir maintenant.

Nous sommes en pleine urgence planétaire
Le bouleversement climatique est une urgence médicale… Il faut donc y remédier d’urgence…
Il y a urgence, et en cas d’urgence, il faut prendre des mesures d’urgence.
Le changement climatique est une réalité à l’échelle mondiale, son étendue et sa rapidité deviennent sans cesse plus évidents. Ceci signifie que tous les acteurs de l'économie, y compris les ménages, doivent s'adapter ainsi que réduire leurs émissions.
Citer un sceptique du climat revient à donner à un terre-platiste la parole dans la conception d'un nouveau satellite par la NASA.
À présent, il est temps pour nous d'être à la hauteur de notre nouveau plus grand défi : la bataille pour la première grande guerre d'indépendance, celle pour la sécurité climatique.
Notre monde est emprisonné dans une habitude dangereuse de dépendance au CO2
Le débat est terminé. Il s'agit désormais de discuter des solutions pour résoudre le problème [du réchauffement climatique]
Les responsables des compagnies d'énergie fossiles devraient être jugés pour crime contre l'humanité et la nature.
Avec un réchauffement global de 4°C, tout ce que nous pouvons attendre est l'extinction.
La situation mondiale actuelle vis à vis du problème du climat est comme si nous roulions dans une voiture avec de freins défectueux dans le brouillard vers un précipice.
L'avenir des enfants d'aujourd'hui, et en particulier celui des pauvres dans le monde, dépend de notre succès à stabiliser le climat.
L'Arctique est souvent cité comme le canari dans la mine pour le réchauffement climatique… et maintenant, le canari est mort.
Nous cherchons un nouvel ennemi pour nous unir et nous pensons que … la menace du réchauffement climatique devrait faire l'affaire.
Pour ceux qui font du lobbying direct ou indirect contre les actions pour le climat, j'ai un message clair : vos idées sont périmées et votre temps est passé.
La compréhension scientifique du changement climatique est désormais assez claire pour justifier une action prompte de la part des nations. Il est vital que toutes les nations identifient les démarches les plus efficaces qu'elles peuvent prendre maintenant pour contribuer à une réduction substantielle et durable des émissions globales nettes de gaz à effet de serre.
Il y a un hasard malheureux de la naissance, on a le droit de choisir son pays de résidence
le changement climatique c'est la mort silencieuse de la vie autour de nous"

Introduction

Cet état des lieux n’est pas exhaustif mais cherche à rendre compte de la gravité de la situation actuelle.

Les activités humaines quelles qu’elles soient infligent des dommages irréversibles à tous les organismes vivants sur cette planète. Une extinction de masse des espèces est déjà en cours et d’innombrables formes de vie pourraient disparaître, ou être en voie d’extinction d’ici la fin du siècle. Les systèmes économiques et politiques actuels, fondés sur le capitalisme, le productivisme, le technicisme et le consumérisme, polluent l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, et la terre qui nous nourrit. Le monde naturel est détruit par l’exploitation outrancière de ses ressources à des fins marchandes.

Il nous faut agir tant que nous le pouvons encore. Ce que l’on observe maintenant n’est rien par rapport à ce qui va arriver.

Si l’urgence climatique et environnementale n’est pas prise en compte à temps, la population mondiale risque de pâtir de l’emballement de phénomènes hors de contrôle.

Nous sommes déjà dans cet emballement

Dans le monde, le nombre des catastrophes naturelles liées à la météorologie a plus que triplé depuis les années 1960.

Chaque année, ces catastrophes provoquent plus de 60 000 décès, principalement dans les pays en développement. Le caractère de plus en plus aléatoire des précipitations aura probablement des effets sur l’approvisionnement en eau douce. Le manque d’eau salubre peut compromettre l’hygiène et augmenter le risque de maladies diarrhéiques, qui tuent près de 500 000 enfants âgés de moins de 5 ans par an.

Cyclone Hugo - Guadeloupe -1989 (© Olivier Aubry & Cathy Lamri)

L’augmentation des températures et les aléas des précipitations entraîneront probablement une diminution de la production vivrière dans de nombreuses régions parmi les plus démunies, jusqu’à 50% d’ici 2020 dans certains pays africains. Il en résultera une prévalence accrue de la malnutrition et de la dénutrition, actuellement à l’origine de 3,1 millions de décès par an. [1]

Nous devons agir maintenant

Il nous faut immédiatement réduire radicalement nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et mettre un terme aux industries qui dévastent les mondes terrestres et océaniques. Comprenons que notre survie est tributaire de la biodiversité.

Seule une mobilisation internationale, de l’ampleur de celle déployée pendant la Seconde Guerre Mondiale ou de la crise du covid-19 peut nous permettre d’éviter le pire scenario, et de protéger notre climat et notre environnement.

La tâche qui nous incombe est considérable, mais faisable. De grandes révolutions ont déjà eu lieu par le passé.

Nous devons agir maintenant à toutes les échelles, individuelles mais surtout collectives et sociétales.

Action

Œuvrons pour un monde meilleur.

Les cris d’alertes

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été avertis, alertés, maintes et maintes fois… Et depuis longtemps…

► 1896 Un processus connu depuis longtemps

Dans un article intitulé « De l’influence de l’acide carbonique dans l’air sur la température au sol », le chimiste suédois Svante August Arrhenius estime qu’un doublement du taux de CO2 causerait un réchauffement d’environ 5°C, en 3 000 ans selon ses calculs . La loi d’Arrhenius longuement discutée et retravaillée n’a jamais été invalidée : « Si la quantité d’acide carbonique augmente en progression géométrique, l’augmentation de la température suivra, presque avec une progression arithmétique ».

► 1972 Rapport Meadows ou Les limites de la croissance

Dans le rapport Meadows intitulé « Les limites de la croissance (The Limits To Growth) » commandité par le club de Rome à des chercheurs du MIT, les constats et conclusions sont claires : « Le système global tend inéluctablement vers une surchauffe suivie d’un effondrement »

Une croissance exponentielle est insoutenable face à une ressource finie

► 1987 Protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone

En 1987, 24 pays ainsi que la communauté économique européenne (CEE) signent le Protocole de Montréal afin de réduire progressivement la production de chlorofluorocarbones, molécules dégradant la couche d’ozone [2] .

La disparition de ces substances - autrefois utilisées pour leurs propriétés thermiques - a eu des effets considérablement positifs . Depuis 2019, tout les pays du monde ont signé le protocole et le trou de la couche d’ozone est en train de se résorber. Ce traité pénalise de manière importante les cas de non-respect.

+ Pour aller plus loin

► 1988 Création du GIEC

Le GIEC (Groupement Intergouvernemental d’Experts sur l’Évolution du Climat) est une organisation autonome regroupant des scientifiques et a pour mandat d’analyser les différentes publications scientifiques relatives au réchauffement climatique, de façon neutre et objective. Le groupe ne conduit pas de projets de recherche.

Depuis sa création, le groupe propose des rapports d’évaluation, le cinquième a été publié en 2014 et le sixième est prévu d’ici 2021, ainsi que des rapports spéciaux sur des thèmes choisis par l’État. En 2007, le Giec affirme que l’être humain est responsable du changement climatique.

Février 2007 sera retenu comme le jour où le point d’interrogation sur le rôle des activités humaines dans le changement climatique a été levé.

+ Pour aller plus loin

► 1992 « l’avertissement des scientifiques du monde à l’humanité » publié par des Citoyens et Scientifiques

En 1992, les Citoyens et Scientifiques pour des solutions environnementales (the Union of Concerned Scientists), dont la majeure partie des lauréats du prix Nobel publient « l’avertissement des scientifiques du monde à l’humanité » [3] , appelant les humains à couper court à la destruction de leur environnement, et les avertissant qu’il fallait « radicalement changer de cap pour la planète et ses habitants, si l’on voulait éviter une catastrophe humaine majeure ». Les signataires estimaient que nous, humains, nous trouvions sur une voie de collision avec le monde nature et que des changements radicaux devaient être mis en œuvre urgemment.

Les auteurs de ce manifeste craignaient que les humains poussent les écosystèmes terrestres au-delà de leurs capacités à pouvoir s’auto-régénérer. Ils ont décrit à quelle vitesse nous approchions des limites de tolérance de ce que la biosphère peut supporter sans dommages conséquents et irréversibles. Par ce texte, ils exhortaient le reste de l’humanité à réduire ces émissions de gaz à effet de serre, à sortir des énergies fossiles, à réduire l’ampleur de la déforestation et à inverser la donne en matière d’effondrement de la biodiversité.

► 2005 Inscription de la Charte de l’environnement (2004) dans la Constitution française

La Charte de l’environnement inscrit dans le préambule de la Constitution française que « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » ainsi qu’à l’article 34 que « La loi détermine les principes fondamentaux de la préservation de l’environnement ». [4]

En 2018, Nicolas Hulot, Ministre de l’environnement, a essayé d’inscrire la protection de l’environnement, du climat et de la biodiversité dans l’article 1 de la Constitution. Sans succès. Les membres de la convention citoyenne pour le climat envisagent de porter cette mesure.

► 2017 Déclaration alarmante du monde scientifique

En 2017, l’humanité reçoit un avertissement supplémentaire. Plus de 15 000 scientifiques ont co-signé une nouvelle déclaration [5] [6] , sur un ton encore plus alarmiste, avertissant que « Pour enrayer l’effondrement de la biodiversité et l’extension de la catastrophe, l’humanité devait adopter des alternatives environnementales plus durables que la pratique du business as usual » (c’est-à-dire continuer comme si de rien n’était). Les avertissements énoncés 25 ans auparavant n’ont pas été suivis d’actions, il est temps d’« admettre individuellement, et au sein de nos instances gouvernantes, que cette terre hébergeant de multiples formes de vie, est la seule planète que nous ayons »

► 2018 Déclaration du secrétaire général des Nations-Unies

L’humanité et la vie sur terre font face à une « menace existentielle réelle »

Au terme de l’année 2018, le secrétaire général des Nations-Unies alerte : « le monde doit rapidement prendre des mesures drastiques pour maintenir le réchauffement sous la barre des 1.5°C, et tenter d’atténuer les impacts absolument dramatiques sur toutes les formes de vie sur terre. »

► Depuis 2018, Des appels de scientifiques incessants

Ces dernières années chercheur.euse.s ont franchi une étape. Tout en continuer à signaler et à alerter sur la catastrophe en cours, ils en appellent désormais à apporter un soutien à la désobéissance civile et à l’action non violente.

En novembre 2018, 11 000 scientifiques signent un nouvel appel dans la revue BioSciences pour « éviter à l’humanité des souffrances indescriptibles » et préserver la Terre « notre unique maison ». [8] [9]

Fin décembre 2018, 100 chercheurs au Royaume-Uni publient une tribune dans Le Guardian [10] . Depuis octobre 2019, 400 scientifiques au Royaume Uni se déclarent en rébellion et fondent Scientists4XR (dépêche de Reuters [11] , site Scientist4XR [12] ). Au même moment, des universitaires et scientifiques suisses signent une tribune soutenant XR [13] [14] .

Nous invitons tous les citoyens, y compris nos collègues scientifiques, à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui.

Et en février 2020, plus de 1000 scientifiques français (2007 signataires en mars 2020), publient une tribune : « Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire »

Il sera bientôt trop tard pour modifier la course de notre trajectoire infernale
C’est notre dernière chance. Il nous faut agir maintenant.

+ Pour aller plus loin

Atmosphère

Les émissions de gaz à effet de serre

Nos émissions de CO2 continuent d’augmenter !

+ Qu'est-ce que l'effet de serre ?

Les taux de concentration de dioxyde de carbone (CO2) ont atteint le record de 407.8 parties par million (ppm) en 2018 (moyenne annuelle), une augmentation de plus de 46% depuis les niveaux pré-industriels.

**Taux de concentration de CO2 dans l’atmosphère (graphique interactif mis à disposition par climatelevels.org*)*

La dernière fois que la Terre a connu une concentration comparable de CO2, c'était il y a 3 à 5 millions d'années, lorsque la température était de 2 à 3 °C plus chaude et le niveau de la mer de 10 à 20 mètres plus élevé qu'aujourd'hui.

Un record absolu a été battu le 25 mai 2019 avec une concentration journalière de 415.64 ppm à l’observatoire du Mauna Loa à Hawaï et déjà dépassé en février 2020 au delà de 416 ppm certains jours. [18] [19]

Mais le CO2 n’est pas le seul à voir sa concentration augmenter : c’est aussi le cas du méthane et du protoxyde d’azote liées à l’agriculture industrielle.

Pour stabiliser les températures, il faut atteindre le niveau zéro émission !

Ainsi, pour rester dans un monde vivable à moins de 1.5°C supplémentaires par rapport à 1850 :

  • il aurait fallu diminuer de 4% par an depuis 2000 ;
  • il faudrait réduire dès aujourd’hui de 20% par an entre 2020 et 2025 ;
Les différents scénarii en fonction de l'année de début d'une descente des émissions de GES en accord avec un budget carbone de 1.5°C (Source folk.uio.no)

Au lieu de cela, nos émissions continuent d’augmenter (+ 2.7 % en 2018), dépassant les 40 Gt de CO2 par an.

À ce rythme là, le budget carbone restant pour demeurer sous les 1.5°C sera consommé en 9 ans

Et comme l’a soulignait Erik Solheim en 2017, chef de l’agence ONU-Environnement, « Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique » [73]

Notre maison brûle

Dans le rapport spécial du GIEC de 2018 (IPCC SR15 ), il est écrit que : « Selon les estimations, les activités humaines ont provoqué un réchauffement planétaire d’environ 1°C par rapport aux niveaux préindustriels, avec une fourchette de probabilité allant de 0,8 °C à 1,2 °C. Il est probable que le réchauffement planétaire atteindra 1,5 °C entre 2030 et 2052 s’il continue d’augmenter au rythme actuel (degré de confiance élevé).

[20] .

Le réchauffement a surtout eu lieu pendant ces 35 dernières années.

Différences de températures moyennes (Source Organisation météorologique mondiale)

Au niveau mondial, les quatre années passées ont été les plus chaudes jamais enregistrées. Les 20 plus chaudes années l’ont été ces 22 dernières années. 2019 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée après 2016 [21] [22] [23] .

Si nous poursuivons notre trajectoire actuelle d’émissions de dioxyde de carbone, la température devrait augmenter de 3 à 5 degrés Celsius d'ici à la fin du siècle.

Parallèlement à la hausse des températures mondiales, nous assistons à une augmentation de phénomènes climatiques extrêmes, tels que canicules et inondations. Des vagues de chaleur telle que la canicule de 2003 deviendront la norme estivale en Europe d’ici 2040, et la plupart des étés seraient encore plus chauds d’ici 2060.

+ En savoir plus

La pollution atmosphérique

Selon l’Organisation Mondiale pour la Santé, la pollution de l’air sous toutes ses formes (air extérieur et intérieur) est responsable de la mort prématurée d’environ 7 millions de personnes par an, ce qui représente 13% de la mortalité mondiale (estimation 500 000 morts en Europe, plus de 5 millions dans les pays du Sud). La pollution est de fait, la cause environnementale entraînant le plus de pathologies et de morts prématurées dans le monde. [74]

Electric Towers during Golden Hour, November 5, 2016 (©pixabay)

En France, 48 000 décès supplémentaires par an à cause de la pollution atmosphérique

Cette crise sanitaire est due à la fois à la pollution automobile, aux rejets de l’industrie et à la mauvaise qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments : chauffage, cuisson des aliments (poêles à bois) et la lumière (lampes à pétrole). Les 7 millions de morts supplémentaires par an se répartissent comme suit :

  • 4,2 millions de morts dus à la pollution atmosphérique;
  • 2,8 millions de morts dus à la mauvaise qualité de l’air au sein des foyers.

Dans le même rapport, l’OMS constate que les niveaux de pollution de l’air ont augmenté de 8% entre 2008 et 2013. Une partie des villes ayant engagé un programme de suivi de la qualité de l’air ont réduit de 5% leurs niveaux de pollution, là encore avec de fortes inégalités (1/3 des villes en moyenne, 50% dans les pays à revenu élevés).

Infographie de l'OMS
+ Pour en savoir plus

Biosphère

Le rapport 2019 de l’IPBES déclare que l’effondrement de la biodiversité nous menace tout autant que les impacts du bouleversement climatique. Au total, 75 % de la surface terrestre est altérée de manière significative, 66 % des océans subissent des incidences cumulatives de plus en plus importantes et plus de 85 % de la surface des zones humides ont disparu.

Les trajectoires actuelles ne permettent pas d’atteindre les objectifs de conservation et d’exploitation durable de la nature et de parvenir à la durabilité.

La sixième extinction de masse des espèces de l’histoire de la vie sur terre est déjà en cours. Environ 1 million d’espèces sont déjà menacées d’extinction, soit 25% des espèces animales et végétales. Dans le cas où aucune mesure ne serait prise rapidement, ce taux global d’extinction s’accélérera. [32]

Les causes directes de cet effondrement de la biodiversité sont la destruction des habitats naturels, la surexploitation, l’introduction d’espèces invasives, l’excès d’intrants chimiques de synthèse, et le bouleversement climatique. [33]

Nous sommes partie intégrante du monde naturel, et notre survie en dépend. [30]

Cette perte de diversité, notamment génétique, menace la sécurité alimentaire mondiale en affaiblissant la résilience d’un grand nombre de systèmes agricoles face à des menaces telles que les ravageurs, les agents pathogènes et les changements climatiques. [31]

Plus d’un quart des espèces évaluées par l’Union internationale pour la conservation de l’environnement (UICN) sont menacées d’extinction, à savoir 41% des amphibiens, 25% des mammifères, 34% des conifères, 14% des oiseaux, 33% des coraux, 31% de requins et de raies. [35]

+ Pour en savoir plus sur l'IPBES

Une hécatombe visible en France

Le dernier rapport de Planète Vivante fait état d’un déclin de 60% de la population d’espèces vertébrées dans le monde entre 1970 et 2014. [34]

En France, l’Observatoire National de la Biodiversité estime à 18 % le nombre d’espèces animales et végétales éteintes ou menacées d’extinction. Seuls 20 % des habitats naturels sont dans un bon état de conservation et seulement 1,37% du territoire métropolitain est sous un statut de protection fort pour la conservation de la nature. 48 % des zones humides sont aujourd’hui dégradées. 38 % des chauve-souris ont également disparu entre 2006 et 2016.

Évolution de l'abondance des populations de chauves-souris métropolitaines (Source Observatoire National de la Biodiversité)

En France, l’ONB estime cette chute à 23 % des oiseaux communs entre 1989 et 2018.

+ Pour en savoir plus

A travers toute l’Europe, la population d’oiseaux des campagnes a chuté de 55% ces 30 dernières années.

Tous les arbres déracinés

Dans la plupart des régions tropicales riches en biodiversité, 32 millions d’hectares de forêt primaire ou de régénération ont été perdus entre 2010 et 2015. [31]

De moins en moins de variétés sont cultivées ou élevées, commercialisées et perpétuées à travers le monde, malgré de nombreux efforts à l’échelle locale, y compris ceux des peuples autochtones et des communautés locales.

L’Union Internationale pour la conservation de l’environnement estime que 42 % des espèces d’arbres présentes en Europe sont aujourd’hui menacées, dont 58 % des arbres endémiques et 15% de manière critique. De plus, la moitié des espèces d’arbustes européens est également menacée. Les principales causes de menaces sont la présence d’espèces invasives, les attaques parasitaires et la déforestation.

Les changements climatiques sont souvent sous-jacents derrière ces menaces et en amplifient les effets. [36] [37]

Les coraux

Les barrières de coraux sont décimées par les fortes hausses de températures. Ces hécatombes se succèdent de plus en plus fréquemment, notamment en 2016 et 2017, au sein de la grande barrière de corail en Australie. Les modèles prévisionnels estiment que dès 2°C de réchauffement, ces vagues de chaleur séviraient chaque année et les récifs de coraux disparaitraient complètement. [40] [41]

Barrière de coraux (©Francesco Ungaro)

Environ la moitié des surfaces des récifs coralliens a disparu depuis 1870. [31]

D’ici 20 ans, tous les étés seront bien trop chauds pour les coraux : d’ici 2040-2050, cette espèce prédominante aura disparu des systèmes des récifs. Il est difficile de soutenir le contraire. »

La France possède 10% des récifs coralliens au monde (couvrant une surface de 55 000 km², l’équivalent de la Métropole). On y constate une baisse de 29% du recouvrement en corail vivant, attribuable aux changements climatiques, à la surpêche et au développement touristique. [60]

Les insectes

La diminution catastrophique de la population d’insectes de par le monde, a des conséquences majeures sur les chaînes alimentaires écologiques et la pollinisation des cultures. L’IPBES évalue les déficits de récolte entre 235 et 577 milliards de dollars risquant de survenir chaque année par suite de la disparition de pollinisateurs. [31]

© Olivier Aubry & Cathy Lamri

Il est clairement prouvé que nombre de populations d’insectes sont gravement menacées et déclinent au niveau mondial, ceci étant dû à divers facteurs dont la perte de leur habitat, les polluants agro-chimiques, la prolifération d’espèces invasives et le changement climatique entre autres. [39]

Une étude conduite en Allemagne sur 27 ans a révélé un déclin dramatique de la population d’insectes de 76%, et une étude récente menée par des scientifiques néerlandais montre que la population de papillons a chuté de 80% ces 130 dernières années. [42]

L’agriculture industrielle ne laisse simplement aucune place à la Nature. [43]

Nous humains, ne pouvons pas survivre sans insectes

L’eau

Sécheresse et pénurie

Le cycle mondial de l’eau est altéré par le dérèglement climatique, les régions humides devenant généralement plus humides et les régions arides devenant de plus en plus arides. Un rapport de l’ONU paru en 2018 souligne qu’actuellement, environ 3.6 milliards de personnes (presque la moitié de la population mondiale) vivent dans une région qui subit potentiellement une pénurie d’eau au moins un mois par an, et cela pourrait être le cas de 4.8 à 5.7 milliards de personnes d’ici 2050. [46]

Sécheresse au Lac Fitri en 2016, Tchad dans la région du Sahel avec l’aimable autorisation de ©Solidarités International

D’ici 2050, 5 milliards de personnes pourraient être victimes d’une pénurie d’eau chaque année

La quantité d’eau prélevée sur terre a augmenté presque deux fois plus que la population au cours du XXème siècle. [45]

En 2018, Le Cap, victime d’une terrible sécheresse, a dû mettre en place des mesures drastiques de restriction d’eau. La ville en était à quelques jours de couper son réseau d’approvisionnement en eau, « le jour Zéro ». Les scientifiques du climat ont calculé que la fréquence d’occurrence d’une telle sécheresse est déjà passée de une tous les 300 ans, à 1 par an. [46]

La disparition des glaciers

La hausse des températures va faire fondre au moins un tiers des glaciers de l’Himalaya avant la fin du siècle, même avec un réchauffement contenu de 1,5°C. La fonte des glaciers de l’Himalaya et de la cordillère des Andes menace l’approvisionnement en eau des millions de personnes qui vivent en aval. [47] [48]

Fonte des glaciers métropolitains (Source Observatoire National de la Biodiversité)

En France, les glaciers des Alpes et des Pyrénées ont perdu entre 2001 et 2013 en moyenne 18m équivalent eau. [49] [50]

La fin des glaciers pyrénéens est annoncée pour 2050.

En 2019, l’Islande a dévoilé une plaque de commémoration pour le glacier Okjökull, disparu, victime du réchauffement climatique. [51]

La banquise

Le volume des calottes glaciaires arctique et antarctique a considérablement rétréci depuis 2002. Depuis 2009 les deux couvertures glaciaires ont perdu beaucoup de leur masse. L’Antarctique perd 6 fois plus de masse qu’il y a 40 ans.

La couverture glaciaire de l’Arctique se réduit actuellement de 12,8 % par décennie.

Evening in East Greenland near Kulusuk, April 2017 (©Markus Trienke)

De 2002 à 2016, la calotte glaciaire du Groenland a perdu en moyenne 250 Gt de glace par an, avec un pic de 458 Gt en 2011-2012 . De septembre 2018 à août 2019, elle a perdu 329 Gt de glace avec un maximum de 458 Gt sur 2011-2012. [21]

La couverture glaciaire pourrait avoir déja totalement disparu en été d’ici 2030. Beaucoup plus tôt que ne le projettent la plupart des modèles prévisionnels

En 2014 une équipe de la NASA a découvert qu’une partie de la couverture glaciaire de l’Antarctique Ouest a déjà subi un effondrement irréversible. Cela entraînerait à terme une élévation du niveau de la mer d’au moins un mètre. Si le réchauffement persiste, ce phénomène d’effondrement va toucher d’autres zones de calotte glaciaire. Stefan Rahmstorf, professeur en Sciences de la mer, rappelle que « les données d’observation nous prouvent aujourd’hui que nous avions bien sous-estimé la crise climatique. ».

L’élévation du niveau des océans

Le niveau des eaux est rapidement monté ces dernières dizaines d’années. Ceci est principalement dû à deux facteurs liés au réchauffement planétaire : l’apport des eaux issues de la fonte de la banquise et des glaciers, et la dilatation de l’eau de mer, qui augmente naturellement de volume en se réchauffant.

La montée du niveau des mers va causer des inondations dans les basses terres, les îles et les régions côtières en général, dans le monde entier.

En Europe, 9,6 millions d’habitants vivent en dessous d’un mètre d’altitude, En Belgique et au Pays-Bas, et également sur l’ouest et le sud de la France. [55]

Un réchauffement de 2°C menacerait d’inondations des régions actuellement habitées par 130 millions de personnes. À 4°C, le niveau des mers s’élèverait tellement qu’il finirait par submerger des terres actuellement habitées par 470 à 760 millions de personnes.

+ Pour en savoir plus

L’acidification des océans

Dissous dans l’eau, le CO2 augmente l’acidification des océans. Cela a des conséquences sur toute la vie marine, du phytoplancton (base des chaînes alimentaires et de la photosynthèse marine) et des coquillages, jusqu’aux récifs de coraux, les privant des éléments nutritifs dont ils ont besoin pour constituer leurs coquilles ou squelette. Les conditions océaniques prévues par les modèles sont telles que les écosystèmes océaniques ne les ont pas connues depuis 14 millions d’années. [57]

Actuellement, le taux d’acidité augmente dix fois plus vite qu’il ne l’a jamais fait depuis 300 millions d’années, compromettant sérieusement la capacité du système océanique à s’adapter. [58]

Les océans absorbent 1/4 des émissions actuelles de CO2.

Un des effets les plus critiques de cette augmentation de l’acidité des océans est de diminuer leur capacité d’absorption du CO2 atmosphérique. Selon l’OMM et le GIEC, le pompage océanique du carbone était en 2013 70 % moins efficace qu’au début de l’ère industrielle, et il pourrait encore être réduit de 20 % avant 2100, laissant toujours plus de CO2 dans l’atmosphère. [59]

+ Pour en savoir plus sur l'acidification des océans

La pollution de l’eau

Le nitrate, issu de l’agriculture, est maintenant le polluant chimique le plus présent dans les nappes phréatiques mondiales. Ce polluant affecte dramatiquement les écosystèmes aquatiques, la biodiversité et donc la pêche.

La taille des zones d’océan mort dans lesquelles il n y a plus du tout d’oxygène a quadruplé depuis 1950, asphyxiant les organismes qui y vivent. [62]

La terre

Nous perdons nos terres arables

Il faut environ 500 ans pour reconstituer une couche superficielle de 2,5 cm de terre arable dans des conditions naturelles. face à cela, les activités humaines de déforestation pour l’agriculture, de surexploitation des sols et d’utilisation de produits agrochimiques s’intensifient.

Plus de 95% de ce que nous mangeons provient de la terre, surexploitée.

D’ici 2050, on projette que l’appauvrissement des sols et les changements climatiques réduiront les récoltes mondiales de 10% en moyenne, et jusqu’à 50% dans certaines régions. Les vers de terre ne sont pas en mesure de compenser les pertes de terre arable, puisque leur population s’est aussi vertigineusement réduite. Plusieurs espèces de vers de terre ont déjà disparu, et beaucoup d’autres sont sur le point de connaitre le même sort. [65]

Les pratiques agricoles actuelles ont acidifié nos sols dont le pH (potentiel Hydrogène) diminue en moyenne de 0,26 tous les 20 ans. [66] Parallèlement, le degré de salinité des eaux souterraines augmente, et menace les systèmes d’irrigation des cultures. De récentes projections alertent sur le fait que 50% des terres arables pourraient être touchées par un degré de salinité trop élévé d’ici 2050. [67]

Les ressources alimentaires

The Lancet, une des revues médicales les plus éminentes, a publié un rapport concluant que le chaos climatique représentait « la plus grave menace sanitaire du XXIème siècle », non seulement à cause des conséquences directes de phénomènes climatiques extrêmes, mais aussi à cause des perturbations induites sur les systèmes écologiques et sociaux qui assurent notre subsistance. [68]

Insécurité alimentaire

La fréquence de catastrophes climatiques : canicules, sécheresses, inondations, ouragans, a doublé depuis le début des années 90, avec une moyenne de 213 phénomènes climatiques extrêmes par an entre 1990 et 2016. Déja en 2017, la production de maïs a chuté de 8 % en Amérique latine et dans les Caraïbes avec des épisodes de sécheresse marqués. [52]

Nous avons déjà observé les conséquences du bouleversement climatique sur le modèle agricole. [...] Quant à un réchauffement de 4°C, les impacts seraient bien trop élevés et nous ne pourrons simplement pas nous adapter

Nombre de personnes en proie à une grave insécurité alimentaire, voire pire, et qui requièrent des mesures d’urgence immédiates [70] :

  • 2015 : 80 millions de personnes ;
  • 2016 : 108 millions de personnes ;
  • 2017 : 124 millions de personnes.

Près de 600 millions d’humains souffrent de la faim (sous-nutrition) dans des pays du Sud fortement exposés aux extrêmes climatiques

Un peu plus de 200 millions dans des pays moins exposés. Les changements climatiques vont donc considérablement creuser les inégalités… En 2017, les phénomènes climatiques ont eu une incidence particulièrement marquée sur l’insécurité alimentaire aiguë et la malnutrition en Afrique, touchant 59 millions de personnes dans 24 pays et nécessitant une aide humanitaire d’urgence. [52]

+ Pour en savoir plus sur l'insécurité alimentaire

Agissons maintenant

Un cas d’extrême urgence bien plus soudain que prévu

L’air est pollué et se réchauffe. Le cycle de l’eau est déréglé. Les glaciers disparaissent. La banquise fond. La pollinisation est menacée. Végétaux et animaux disparaissent. Le niveau des océans augmente, nos habitats sont menacés… Plus les connaissances scientifiques progressent, plus la gravité des changements et leur rapidité d’occurrence augmentent, plus l’urgence bioclimatique apparaît comme telle.

Non seulement tout ce qui est supposé découler du chaos climatique mondial arrive, mais cela arrive plus vite que personne ne l’avait prédit.

Nous n’avons pas 30 ans pour débattre de tout ça.

2050 n’est pas l’objectif que nous visons !

Le fait de se fixer une date éloignée dans le temps pour atteindre un objectif, c’est un peu comme d’essayer de calculer précisément à quel moment il faudrait intervenir quand on surveille un groupe de tout petits, qui joue au bord d’une falaise… Quand on sait qu’une catastrophe est probablement imminente, on ne calcule pas combien de temps on a avant d’agir, on fait tout ce que l’on peut pour l’enrayer, et on s’y attelle immédiatement.

C’est ce que l’on appelle le principe de précaution. Plus nous tardons à prendre les mesures radicales qui s’imposent, plus nous courons le risque de voir se déclencher un emballement de boucles de rétroaction, qui nous conduirait de manière irréversible à franchir le seuil de basculement vers la « planète-étuve », ou « planète serre ».

Il est clair que nous n’aurions jamais du laisser la situation empirer à ce point. C’est encore pire quand on songe que la moitié des émissions de GES de toute l’histoire ont été libérées ces 25 dernières années, alors que nos gouvernements étaient soi-disant en train de songer à régler le problème. Les gouvernements ne peuvent plus continuer à mettre la barre aussi bas en repoussant la neutralité carbone à 2050.

Il nous faut commencer à agir maintenant et cibler 2025

Cibler 2025 nous force à agir dès maintenant, alors que 2050 nous condamne à un avenir encore plus sombre. Plus vite nous agirons, mieux ce sera. Il est déjà trop tard pour enrayer les destructions et pertes massives. Des sécheresses, des inondations, des feux de forêt, des typhons et des cyclones, conséquences du dérèglement climatique, rendues plus fréquentes et plus graves par notre mode de vie, sont en train de tuer des gens et de détruire des communautés en ce moment même. Reste à savoir si nous pourrons agir à temps pour limiter les dommages, et espérer échapper à l’horreur du pire des scénarii. La plupart des données suggère qu’il serait encore tout juste temps.

2050, c’est une génération trop tard. Ce serait impardonnable, et très probablement franchement désastreux.

Sources

  1. OMS - Changement climatique et santé (Source)
  2. Protocole de Montréal (Source)
  3. Union of Concerned Scientists. 1992 World Scientists’ Warning to Humanity (publié 16 juillet 1992) (Source)
  4. Charte de l’environnement de 2004 (Source)
  5. 15,364 scientist signatories from 184 countries, World Scientists’ Warning to Humanity: A Second Notice, BioScience, Volume 67, Issue 12, December 2017, Pages 1026–1028 (Source)
  6. Alerte de 15 000 scientifiques : leurs 9 indicateurs de dégradation de la planète analysés (France Culture, 14/11/2017) (Source)
  7. Transcription du discours du secrétaire Général des Nations Unies le 10/09/2018 (Source)
  8. Crise climatique : l’appel de 11 000 scientifiques pour éviter des « souffrances indescriptibles » (Source)
  9. W. J Ripple, C. Wolf, T. M Newsome, P. Barnard, W. R Moomaw, World Scientists’ Warning of a Climate Emergency, BioScience, Volume 70, Issue 1, January 2020, Pages 8–12, (Source)
  10. Tribune « Act now to prevent an environmental catastrophe » (The Guardian, 9/12/2018) (Source)
  11. Scientists endorse mass civil disobedience to force climate action (Source)
  12. Site internet de Scientists For Extinction Rebellion (Source)
  13. « Nous déclarons notre soutien à Extinction Rebellion » : lettre ouverte du monde académique suisse (Source)
  14. Site internet de soutien à Extinction Rebellion par le monde académique suisse (Source)
  15. L’appel de 1000 scientifiques : « Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire » (Source)
  16. Site internet de l’appel de 1000 scientifiques français (Source)
  17. Greenhouse gas levels in atmophere reach new record (World Meteorological Organization, 20/11/2018) (Source)
  18. Up-to-date weekly average CO2 at Mauna Loa (Source)
  19. CO2 records. Highest-Ever Mauna Loa CO2 (Source)
  20. Résumé aux décideurs « Réchauffement planétaire de 1.5°C », GIEC (Source)
  21. WMO, 2020 “2019 marque la fin d’une décennie de chaleur exceptionnelle et de conditions météorologiques à fort impact à l’échelle du globe” (Source)
  22. WMO, 2019, “L’agence mondiale de météorologie confirme que les quatres années précédentes ont été les plus chaudes.” (Source)
  23. WMO, novembre 2018, “Le WMO affirme que les 4 dernières années ont été les plus chaudes” (Source)
  24. WMO, Janvier 2020, “L’OMM confirme que 2019 se classe au deuxième rang des années les plus chaudes jamais observées” (Source)
  25. Colin P. Kelley et al., PNAS 2015, “Climate change in the Fertile Crescent and implications of the recent Syrian drought” (Source)
  26. Yeon-HeeKim, Seung-Ki Min et al., ELSEVIER 2018, “Multi-model event attribution of the summer 2013 heat wave in Korea” (Source)
  27. Diffenbaugh et al., PNAS 2015, “Anthropogenic warming has increased drought risk in California” (Source)
  28. Matt McGrath, BBC décembre 2018, « Climate change: Warming made UK heatwave 30 times more likely » (Source)
  29. Santé publique France, 2016, « Impacts sanitaires de la pollution de l’air en France : nouvelles données et perspectives » (Source)
  30. IPBES, 2019, “Global Assessment Report on Biodiversity and Ecosystem Services” (Source)
  31. IPBES, 2019, “Rapport de la plénière de l’IPBES de mai 2019” (Source)
  32. Gerardo Ceballos, Paul R. Ehrlich, et Rodolfo Dirzo PNAS, 2017, “Biological annihilation via the ongoing sixth mass extinction signaled by vertebrate population losses and declines” (Source)
  33. Convention on Biological Diversity, 2006 “Global Biodiversisty Outlook 2” (Source)
  34. WWF et Institute of Zoology, 2018, « Living Planet Report - 2018 : Aiming Higher » (Source)
  35. International Union for Conservation of Nature, liste rouge des espèces menacées (Source)
  36. IUCN, 2019, “Over half of Europe’s endemic trees face extinction” (Source)
  37. IUCN, 2019, “European Red List of trees” (Source)
  38. Sean O’Neill et Catherine Brahic, 2015, “Soon every summer will be too hot for corals” (Source)
  39. Francisco Sánchez-Bayo et Kris A.G.Wyckhuys ScienceDirect, 2019, “Worldwide decline of the entomofauna: A review of its drivers” (Source)
  40. Hughes et al., Nature, 2017, “Global warming and recurrent mass bleaching of corals” (Source)
  41. Frieler et al., Nature, 2012, “Limiting global warming to 2 °C is unlikely to save most coral reefs” (Source)
  42. Hallmann, PlosOne 2017, “More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas” (Source)
  43. Strien et al., Elsevier 2019, “Over a century of data reveal more than 80% decline in butterflies in the Netherlands” (Source)
  44. Damian Carrington, Guardian 2019, “Vanishing insects ‘threaten collapse of nature” (Source)
  45. Food and Agriculture Organization of the UN, 2018 “The Global Framework on Water Scarcity in Agriculture” (Source)
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  48. Laura Arenschield, 2018 “Climate change leading to water shortage in Andes, Himalayas” (Source)
  49. Observatoire National de la Biodiversité, Evolution du bilan de masse de cinq glaciers alpins et pyrénéens (Source)
  50. Vincent Albinet, avec AFP, France3 Région janvier 2020, « Glaciers des Pyrénées : avis de disparition pour 2050 » (Source)
  51. Ouest-France avec AFP Octobre 2019, “Islande. Une plaque pour commémorer la disparition de son premier glacier, victime du réchauffement” (Source)
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  70. FAO, 2019, The State of Food Security and Nutrition in the World (Source)
  71. FoodSecurity Extreme Weather Resilience Global Food System (Source)
  72. Michelle Tigchelaara, David S. Battistia, Rosamond L. Naylorb, et Deepak K. Ray, PNAS 2018, “Future warming increases probability of globally synchronized maize production shocks” (Source)
  73. « La concentration de CO2 dans l’atmosphère atteint un record en 2016 », Le Point, 30/10/2017 (Source)
  74. « Neuf personnes sur dix respirent un air pollué dans le monde », 2/05/2018, OMS (Source)