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Il est temps de changer de régime !

Se nourrir est un besoin fondamental. Or, les industriels de l’alimentaire sont aujourd’hui responsables de l’appauvrissement des sols et de celles et ceux qui les exploitent, mettant en péril notre sécurité alimentaire.

Le modèle agricole actuel basé sur l’hyper-production c’est :

  • 800 millions de personnes qui souffrent de malnutrition dans le monde alors que 30% de la production mondiale de nourriture est jetée, et que l’obésité touche plus de 650 millions de personnes dans le monde ;
  • Un quart des émissions de gaz à effet de serre ;
  • 25% d’augmentation de l’utilisation des pesticides en dix ans, alors que de nombreuses études montrent qu’ils détruisent les terres et engendrent l’apparition de maladies : cancers, maladies neurodégénératives ;
  • Une alimentation ultra-transformée qui augmente elle-aussi le risque de maladies : cancers, maladies neurologiques et cardiovasculaires, obésité, impacts sur le développement cognitif des plus jeunes ;
  • Un quart des agriculteur.ice.s en France qui vivent sous le seuil de pauvreté, catégorie socio-professionnelle la plus touchée par le suicide (529 en 2016).

Le dernier rapport du GIEC identifie l’agriculture productiviste comme un des principaux facteurs du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité.

Il est urgent de repenser notre système agro-alimentaire en nous appuyant sur quatre piliers : la préservation des terres agricoles, la modification de nos régimes alimentaires, la diminution de nos échanges commerciaux à l’échelle mondiale et l’évolution des pratiques d’exploitation agricole.

Le modèle perpétué aujourd’hui par les tenants de ce business toxique doit changer radicalement si nous voulons assurer notre sécurité alimentaire à l’heure de l’urgence climatique.

Nous exigeons, pour toutes et tous, l’accès à une nourriture saine, issue d’une agriculture durable, socialement juste et respectueuse du vivant. De nombreu.x.ses scientifiques, agriculteur.ices, citoyen.nes agissent déjà pour montrer qu’un tel modèle est possible.

Agriculteur.rice.s, consommateur.rice.s, il est temps de provoquer un changement de régime en s’unissant contre un système mortifère qui ne profite qu’à une poignée de multinationales.

REBELLONS-NOUS !


Ferez vous la différence entre la voix de la présidente de la FNSEA et celle du ministre de l’Agriculture ?

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Une campagne qui s’inscrit dans la durée

Débutée en septembre 2021, la campagne Changement de régime exige un autre modèle agricole et déploie une série d’actions pour sensibiliser à ce sujet et faire passer le messages aux “décideur.se.s” comme aux citoyen.ne.s.
Par des actions en Bretagne et en Île-de-France, quatre temps ont jusqu’ici marqué cette campagne. Ces actions ont mobilisé près de 500 citoyen.ne.s.



Chapitre 1 - Retour à l’envoyeur / 17 septembre 2021, Saint-Brieuc

Extinction Rébellion dépose des kilos d’algues vertes devant la Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor, des algues aux émanations toxiques, conséquence néfaste d’une agriculture industrielle. Alors que les militant.e.s s’attendent à discuter avec les services de l’État, c’est la branche locale de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) qui les reçoit sur le parvis de la Chambre d’agriculture. Des Bretonnes et bretons témoignent de l’accélération de la prolifération des algues vertes sur les plages, menaçant la santé des habitant.e.s et la biodiversité.



Chapitre 2 - Changement d’adresse / 20 novembre 2021, Paris

Extinction Rébellion organise le déménagement du siège de la FNSEA dans le 8ème arrondissement de Paris… au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation afin d’officialiser les liens étroits entre le pouvoir et l’agro-industrie.
Cette action est soutenue par des représentant.e.s du monde agricole, scientifique, politique et d’ONG qui témoignent de l’influence de la FNSEA sur le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, bloquant toute transition vers un modèle agricole durable.
Caroline, maraîchère en agriculture biologique : « Quand on est paysan, paysanne, quand on est sur une petite surface, quand on est peu nombreux… on fait à côté ou contre le système et pas du tout avec parce que rien est fait pour ça, au contraire, tout est dimensionné et tout est organisé pour l’agro-industrie. »
Olivier Petitjean, coordinateur de l’Observatoire des multinationales : « L’influence du secteur de l’agriculture industrielle sur les politiques publiques est tellement profonde qu’on ne peut même plus parler seulement de lobbying. C’est d’une véritable capture de l’État dont il s’agit. »
Gilles Billen, biochimiste, chercheur au CRNS : « L’agriculture industrielle contribue aujourd’hui massivement aux émissions de gaz à effet de serre, à la destruction de la biodiversité, à la pollution de l’air et de l’eau. Pourtant, un autre modèle agricole est possible, moins machandisé, moins dépendant du commerce international, se passant des engrais et des pesticides. »
Benoît Biteau, agronome, député européen au sein du groupe écologiste : « Élaborée par la FNSEA, la PAC [politique agricole commune] sur la table n’a que faire du climat, de la biodiversité, de la santé, de l’eau et des sols. Il est grand temps que le ministère de l’Agriculture sorte le débat des corporations pour l’inscrire dans un véritable débat de société. »
Loïc Prod’homme, député de la France insoumise : « Le modèle agro-industriel arrive au bout de sa logique : il épuise les hommes autant que les ressources naturelles. Il faut en sortir et enclencher un changement radical vers une agriculture de proximité, respectueuse du climat, permettant une alimentation choisie et de qualité. »

Retrouvez en vidéo les deux premières actions de la campagne Changement de régime

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Chapitre 3 - Les noces de sang / 23 février 2022, Saint-Brieuc

Extinction Rébellion « célèbre » le cinquantenaire de l’apparition des premières algues vertes en Bretagne.
Ce mercredi matin, une marche funèbre débute au marché de Saint-Brieuc place de la Résistante pour se terminer devant la préfecture des Côtes d’Armor. Un défilé de rebelles vêtu.e.s de rouge symbolise l’union macabre entre l’État et le lobby de l’agro-industrie. Sur le toit de la préfecture on peut lire : « État corrompu, futur condamné ».
Malgré 6 plans d’actions régionaux nitrate et 2 plans algues vertes, 2021 marque en effet une année noire concernant la prolifération des algues vertes, obligeant à la fermeture de certaines plages dans la baie de Saint-Brieuc.



Chapitre 4 - Changement de décor / 26 et 27 février 2022, Paris

Le premier jour du Salon international de l’agriculture, pointant le manque de couverture médiatique des ravages du modèle agricole actuel, Extinction Rébellion s’invite sur le plateau télé de l’émission Dimanche en politique de France Télévisions. Portant une des lettres F, N, S, E, A, inscrite en grand sur le devant de leur combinaison orange fluo, dix aliens investissent le plateau. Signifiant également par cette action l’omniprésence du syndicat et sa responsabilité dans le maintien d’un modèle agricole délétère, on peut lire sur une banderole : « FNSEA : nature en danger, bénéfices engrangés ».
Le lendemain, une soixantaine de lobbybusters (chasseurs de lobby) investissent cette fois le stand de le FNSEA. Vêtue de combinaisons blanches, à l’aide de grands sacs poubelles jaunes, l’équipe nettoie le stand de ses déchets toxiques, rafraichie les façades en rouge et orange. Alors qu’on entend chanter « Rendez, rendez, rendez-nous la Terre », des militant.e.s se cadenassent en groupe, au niveau du cou et des jambes, symbolisant le verrou que constitue la FNSEA. Occupé par XR aux alentours de 14 heures, le stand reste fermé jusqu’à la fin de la journée.
Depuis des années la FNSEA bloque la transition vers un autre modèle agricole, cet après-midi c’est elle qui fut bloquée.



Pour ENCLENCHER UN changement de régime agricole, les revendications de cette campagne sont :

  • Un débat national pour poser les bases d’une réelle stratégie de RÉSILIENCE alimentaire ;
  • Davantage de TRANSPARENCE à chaque maillon des instances agricoles et un contrôle renforcé vis-à-vis de l’influence des lobbies sur les politiques agricoles (mise en place d’un contre-pouvoir citoyen au sein des instances d’arbitrage des politiques agricoles) ;
  • Une redirection des aides financières et matérielles aux agriculteur.ices dont les exploitations sont raisonnées, COHÉRENTES avec l’urgence climatique, sociale et sanitaire.

Face à l’irresponsable triptyque “Robotique, Numérique, Génétique” soutenu par la FNSEA et le ministère de l’Agriculture, XR en appelle à un changement de mantra : “Résilience, Transparence, Cohérence”.



Pour toute question ou demande de presse, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : changementderegime@protonmail.com