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Nous sommes malades d’une alimentation toxique…
…produite par un système agricole à bout de souffle


SE NOURRIR EST UN BESOIN FONDAMENTAL. OR, LES INDUSTRIELS DE L’ALIMENTAIRE SONT AUJOURD’HUI RESPONSABLES DE L’APPAUVRISSEMENT DES SOLS ET DE CELLES ET CEUX QUI LES EXPLOITENT, METTANT EN PÉRIL NOTRE SÉCURITÉ ALIMENTAIRE.


LE MODELE AGRICOLE ACTUEL BASÉ SUR L’HYPER-PRODUCTION, C’EST :

  • Près de 10%, soit 828 millions de personnes qui souffrent de malnutrition dans le monde1 alors qu’environ un tiers (25 à 30%) de la production alimentaires est jetée2 et que plus de 40 % des hommes et des femmes (soit 2,2 milliards de personnes) sont actuellement en surpoids ou obèses3.
  • Près d’un quart, soit 22%, des émissions de gaz à effet de serre4.
  • 25% d’augmentation de l’utilisation des pesticides entre 2009 et 20185, alors que de nombreuses études montrent qu’ils détruisent les terres et engendrent l’apparition de maladies : cancers, maladies neurodégénératives.
  • Une alimentation ultra-transformée qui augmente elle-aussi le risque de maladies : cancers, maladies neurologiques et cardiovasculaires, obésité, impacts sur le développement cognitif des plus jeunes6.
  • Un quart des agriculteur.ice.s en France qui vivent sous le seuil de pauvreté et plus d’un tiers (38%) qui gagnent très peu7. Ils et elles sont les plus touché.e.s par le suicide, avec près de deux passages à l’acte par jour, soit 605 en 20158.

Le GIEC identifie l’agriculture productiviste comme un des principaux facteurs du dérèglement climatique9 et de l’effondrement de la biodiversité10.

Il est urgent de repenser notre système agro-alimentaire en nous appuyant sur quatre piliers :

  • L’évolution des pratiques d’exploitation agricole

  • La modification de nos régimes alimentaires

  • La préservation des terres agricoles

  • La diminution de nos échanges commerciaux



LA FNSEA, AMPLIFICATEUR DE CRISE

Pour maintenir en place ce modèle toxique, les adeptes de l’agrobusiness, comme la FNSEA, profitent de la crise pour étouffer les rares avancées en matière environnementale. Ce faisant, ils ne font que l’amplifier. Car comment croire ceux qui prétendent résoudre le problème de l’insécurité alimentaire qu’ils ont contribué à créer en appliquant les méthodes intensives qui nous ont conduit à ce point de non retour ?

À l’heure où les bouleversements géopolitiques et les pénuries énergétiques viennent s’ajouter à la crise climatique, 660 scientifiques11 ont appelé à une réforme profonde du système agricole productiviste en Europe. Ils proposent un modèle agro-alimentaire permettant de satisfaire aux enjeux à court-terme tout en répondant à la nécessité de nourrir l’humanité de manière durable : réduire la part de la viande et augmenter celle des légumes dans la production européenne, verdir les politiques agricoles nationales, et enfin faire la guerre au gaspillage - la quantité annuelle de blé jeté en Europe équivaut à la moitié des exportations ukrainiennes. Ce discours n’a encore une fois pas été entendu par nos élu.e.s, pourtant interpellé.e.s dans une lettre ouverte de 30 ONG12 les exhortant à ne pas céder aux sirènes alarmistes de représentant.e.s du modèle productiviste qui cherchent à instrumentaliser le conflit russo-ukrainien.

La FNSEA s’obstine à creuser son sillon destructeur, où elle entraîne le gouvernement français et l’Europe. Nous refusons de suivre cette voie mortifère.

Nous leur demandons aujourd’hui d’avoir le courage de faire prendre à l’agriculture française un virage historique rendu plus que nécessaire par les événements militaires et climatiques des derniers mois.

Nous exigeons, pour toutes et tous, l’accès à une nourriture saine, issue d’une agriculture durable, socialement juste et respectueuse du vivant. De nombreu.x.ses scientifiques, agriculteur.ices, citoyen.nes agissent déjà pour montrer qu’un tel modèle est possible.

Le système actuel délétère ne profite qu’à une poignée de multinationales et syndicats comme la FNSEA. Empêchons-le de nuire d’avantage !



NOS REVENDICATIONS

POUR ENCLENCHER LA TRANSITION VERS UN MODÈLE AGROÉCOLOGIQUE, IL EST TEMPS DE CHANGER DE RÉGIME !

  • Changement de régime politique : une meilleure représentativité au sein de la gouvernance de notre système agricole (notamment avec une représentation proportionnelle dans les chambres d’agricultures et une participation citoyenne), pour éviter le lobbying de certains syndicats et multinationales.
  • Changement de régime agricole et alimentaire : modifier le système agricole, réduire la production de viande, instaurer une caisse de solidarité entre céréaliers et éleveurs, augmenter le nombre d’agriculteurices, supprimer les mesures d’urgence écocidaires.
  • Chan gement de régime moteur : il faut changer de vitesse, freiner l’import-export et l’exposition de la nourriture au marché libéral, accélérer les remises en jachères et la mise en place du modèle agroécologique.


Nous exigeons du gouvernement qu’il engage une réelle stratégie prenant en compte l’urgence écologique.


Ferez vous la différence entre la voix de la présidente de la FNSEA et celle du ministre de l’Agriculture ?

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Une campagne qui s’inscrit dans la durée

Débutée en septembre 2021, la campagne Changement de régime exige un autre modèle agricole et déploie une série d’actions pour sensibiliser à ce sujet et faire passer le messages aux “décideur.se.s” comme aux citoyen.ne.s.
Par des actions en Bretagne et en Île-de-France, quatre temps ont jusqu’ici marqué cette campagne. Ces actions ont mobilisé près de 500 citoyen.ne.s.

Nos derniers articles : actions et actualités

(voir tous les articles du site)

Chapitre 5 - L’ALIMENTATION DURABLE POUR LA FNSEA, C’EST AVIS DÉFAVORABLE / 19 octobre 2022, Paris

Lien vers la page ‘retour sur l’action’ -> Chapitre 5


Chapitre 4 - Changement de décor / 26 et 27 février 2022, Paris

Lien vers la page ‘retour sur l’action’ -> Chapitre 4



Chapitre 3 - Les noces de sang / 23 février 2022, Saint-Brieuc

Extinction Rébellion « célèbre » le cinquantenaire de l’apparition des premières algues vertes en Bretagne.
Ce mercredi matin, une marche funèbre débute au marché de Saint-Brieuc place de la Résistante pour se terminer devant la préfecture des Côtes d’Armor. Un défilé de rebelles vêtu.e.s de rouge symbolise l’union macabre entre l’État et le lobby de l’agro-industrie. Sur le toit de la préfecture on peut lire : « État corrompu, futur condamné ».
Malgré 6 plans d’actions régionaux nitrate et 2 plans algues vertes, 2021 marque en effet une année noire concernant la prolifération des algues vertes, obligeant à la fermeture de certaines plages dans la baie de Saint-Brieuc.



Chapitre 2 - Changement d’adresse / 20 novembre 2021, Paris

Extinction Rébellion organise le déménagement du siège de la FNSEA dans le 8ème arrondissement de Paris… au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation afin d’officialiser les liens étroits entre le pouvoir et l’agro-industrie.
Cette action est soutenue par des représentant.e.s du monde agricole, scientifique, politique et d’ONG qui témoignent de l’influence de la FNSEA sur le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, bloquant toute transition vers un modèle agricole durable.
Caroline, maraîchère en agriculture biologique : « Quand on est paysan, paysanne, quand on est sur une petite surface, quand on est peu nombreux… on fait à côté ou contre le système et pas du tout avec parce que rien est fait pour ça, au contraire, tout est dimensionné et tout est organisé pour l’agro-industrie. »
Olivier Petitjean, coordinateur de l’Observatoire des multinationales : « L’influence du secteur de l’agriculture industrielle sur les politiques publiques est tellement profonde qu’on ne peut même plus parler seulement de lobbying. C’est d’une véritable capture de l’État dont il s’agit. »
Gilles Billen, biochimiste, chercheur au CRNS : « L’agriculture industrielle contribue aujourd’hui massivement aux émissions de gaz à effet de serre, à la destruction de la biodiversité, à la pollution de l’air et de l’eau. Pourtant, un autre modèle agricole est possible, moins machandisé, moins dépendant du commerce international, se passant des engrais et des pesticides. »
Benoît Biteau, agronome, député européen au sein du groupe écologiste : « Élaborée par la FNSEA, la PAC [politique agricole commune] sur la table n’a que faire du climat, de la biodiversité, de la santé, de l’eau et des sols. Il est grand temps que le ministère de l’Agriculture sorte le débat des corporations pour l’inscrire dans un véritable débat de société. »
Loïc Prod’homme, député de la France insoumise : « Le modèle agro-industriel arrive au bout de sa logique : il épuise les hommes autant que les ressources naturelles. Il faut en sortir et enclencher un changement radical vers une agriculture de proximité, respectueuse du climat, permettant une alimentation choisie et de qualité. »

Retrouvez en vidéo les deux premières actions de la campagne Changement de régime

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Chapitre 1 - Retour à l’envoyeur / 17 septembre 2021, Saint-Brieuc

Extinction Rébellion dépose des kilos d’algues vertes devant la Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor, des algues aux émanations toxiques, conséquence néfaste d’une agriculture industrielle. Alors que les militant.e.s s’attendent à discuter avec les services de l’État, c’est la branche locale de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) qui les reçoit sur le parvis de la Chambre d’agriculture. Des Bretonnes et bretons témoignent de l’accélération de la prolifération des algues vertes sur les plages, menaçant la santé des habitant.e.s et la biodiversité.

Pour toute question ou demande de presse, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : changementderegime@protonmail.com


SOURCES
  1. FAO, IFAD, UNICEF, WFP and WHO. 2022. In Brief to The State of Food Security and Nutrition in the World 2022. Repurposing food and agricultural policies to make healthy diets more affordable. Rome, FAO. 

  2. IPCC, 2019: Summary for Policymakers. In: Climate Change and Land: an IPCC special report on climate change, desertification, land degradation, sustainable land management, food security, and greenhouse gas fluxes in terrestrial ecosystems [P.R. Shukla, J. Skea, E. Calvo Buendia, V. Masson-Delmotte, H.- O. Pörtner, D. C. Roberts, P. Zhai, R. Slade, S. Connors, R. van Diemen, M. Ferrat, E. Haughey, S. Luz, S. Neogi, M. Pathak, J. Petzold, J. Portugal Pereira, P. Vyas, E. Huntley, K. Kissick, M. Belkacemi, J. Malley, (eds.)]. In press. 

  3. ONU Info, 2022. Plus d’un milliard de personnes dans le monde sont obèses (OMS). 

  4. IPCC, 2019: Summary for Policymakers. In: Climate Change and Land: an IPCC special report on climate change, desertification, land degradation, sustainable land management, food security, and greenhouse gas fluxes in terrestrial ecosystems [P.R. Shukla, J. Skea, E. Calvo Buendia, V. Masson-Delmotte, H.- O. Pörtner, D. C. Roberts, P. Zhai, R. Slade, S. Connors, R. van Diemen, M. Ferrat, E. Haughey, S. Luz, S. Neogi, M. Pathak, J. Petzold, J. Portugal Pereira, P. Vyas, E. Huntley, K. Kissick, M. Belkacemi, J. Malley, (eds.)]. 

  5. ecologie.gouv.fr. 2019. Tableau p.5 “NODU anuel total (ha)”. 

  6. INRAE, 2019. Les aliments ultra-transformés sont aussi associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires. 

  7. Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux de 2018 et 2019. 

  8. MSA, 2020. La MSA agit pour prévenir le suicide en agriculture. 

  9. IPCC, 2019: Summary for Policymakers. In: Climate Change and Land: an IPCC special report on climate change, desertification, land degradation, sustainable land management, food security, and greenhouse gas fluxes in terrestrial ecosystems [P.R. Shukla, J. Skea, E. Calvo Buendia, V. Masson-Delmotte, H.- O. Pörtner, D. C. Roberts, P. Zhai, R. Slade, S. Connors, R. van Diemen, M. Ferrat, E. Haughey, S. Luz, S. Neogi, M. Pathak, J. Petzold, J. Portugal Pereira, P. Vyas, E. Huntley, K. Kissick, M. Belkacemi, J. Malley, (eds.)]. 

  10. IPBES (2019): Summary for policymakers of the global assessment report on biodiversity and ecosystem services of the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services. S. Díaz, J. Settele, E. S. Brondízio E.S., H. T. Ngo, M. Guèze, J. Agard, A. Arneth, P. Balvanera, K. A. Brauman, S. H. M. Butchart, K. M. A. Chan, L. A. Garibaldi, K. Ichii, J. Liu, S. M. Subramanian, G. F. Midgley, P. Miloslavich, Z. Molnár, D. Obura, A. Pfaff, S. Polasky, A. Purvis, J. Razzaque, B. Reyers, R. Roy Chowdhury, Y. J. Shin, I. J. Visseren-Hamakers, K. J. Willis, and C. N. Zayas (eds.). IPBES secretariat, Bonn, Germany. 56 pages. 

  11. Pörtner, Lisa M., Lambrecht, Nathalie, Springmann, Marco, Bodirsky, Benjamin Leon, Gaupp, Franziska, Freund, Florian, Lotze-Campen, Hermann, & Gabrysch, Sabine. (2022). We need a food system transformation – in the face of the Ukraine war, now more than ever. 

  12. Lettre ouverte à Emmanuel Macron, Président de la République à la tête de la présidence française de l’Union européenne (PFUE), et à Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.